Rapport des inspecteurs · 2026
Il ne fait pas une manchette géométrique. Il fait un corps géométrique.
Ce qui distingue Lewis Yzori, c’est l’échelle et le refus de la sacrifier. Chaque corps est symétrique de part et d’autre de l’axe médian, avec une distorsion et un mouvement conçus pour que le motif accompagne le membre au lieu de lui résister. Un projet sur le corps entier a demandé 200 heures, en 30 rendez-vous sur 18 mois. La palette est noire, point final.
Les motifs sont générés par ordinateur, car la complexité qu’il recherche dépasse ce qu’une main peut tracer, et ils ne sont placés qu’après qu’il a vu le corps en personne. Il travaille seul à Lisbonne, un client par jour. Chaque projet commence par une conversation, il demande une totale liberté de création, et la seule condition est la confiance.
Les inspecteurs ont évalué l’intégrité du trait sur de très grandes surfaces, où le moindre tremblement se multiplie, et y ont trouvé une précision que peu d’artistes du blackwork approchent, où que ce soit.
Note des inspecteurs
L’expression la plus pure du blackwork géométrique produit aujourd’hui. Personne ne traite le corps comme un objet unique et achevé avec autant de discipline.